BLOG-TROTTEURS / Les lycéens du PIE 09/10

8 janvier 2010

Rencontre avec Vincent et Véronique De Lavenère

Publié par pie0910 dans Pai Sai

L‘idée de cette conférence est de voir comment et pourquoi Vincent De Lavenère s’est approprié les villages du Laos à son spectacle Paï Saï.
Vincent est un jongleur. Il a fait des études d’ethnologie et a intégré l’école du cirque. Sa femme, Véronique est un professeur de musicologie à la Sorbonne. Ils se sont rencontrés lors de leurs études.

Vincent s’est ouvert à rencontrer de nouvelles cultures, horizons :  » c’est important la connaissance d’autres cultures « . Il est allé au Laos avec sa femme en ne connaissant rien :  » brouillard total « . Ils ont fait la rencontre de nombreux villages et de nombreuses personnes en Asie du Sud-Est. Au départ, le Laos était dramatique en son sens d’après lui car il pensait que c’était un pays faible musicalement et difficile d’accès. Mais son opinion a changé après y avoir été. C’est un pays chaleureux malgré la pauvreté. On ne parle pas beaucoup du Laos car les occidentaux n’en tirent pas profit.

Lors de ses visites dans les différentes ethnies, Vincent a fait la découverte d’un instrument à vent laotien : l’orgabouche. Il diffère selon les ethnies et change de fonction. Il peut être utilisé pour les funérailles. Il est joué autour du pilier central de la maison qui représente l’esprit de celle-ci. Le but est d’accompagner le mort dans le monde des défunts. Après avoir tourné dans un sens, le musicien tourne dans l’autre sens, annonçant que le mort est arrivé à destination et l’empêchant de revenir.
L‘orgabouche est aussi utilisé pour les compétitions. Celui qui en joue le plus longtemps est le vainqueur.
Au Laos, la  » drague  » se fait à l’improviste. Deux hommes chantent et essaient de séduire la femme concernée. Elle choisit en suite celui qui lui a plu. Cela ressemble aussi à une compétition. Il y en a d’autres également.

Nous avons eu l’occasion de voir des vidéos de son voyage et des photos. Nous avons pu lui poser des questions auxquelles il a répondu. Nous lui avons demandé si son adaptation a été difficile, il nous a répondu oui, la langue a été apprise pendant le voyage et pas avant. Il ne mangeait que du riz (  » matin, midi, soir  » ) mais malgré tout ça son intégration a été simple car le peuple laotien est chaleureux.

Olmez Besi, Rose Wanda, 1° ES1., Lycée Pierre Mendès-France

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La spécialité de Vincent de Lavenère est le jonglage. C’est à la base une activité mais ça peut aussi être comme nous le prouve Vincent de Lavenère un métier. Le jonglage consiste à lancer en l’air le plus de balles possible en même temps et à les récupérer sans les faire tomber. Au maximum, Vincent a un très beau record de 8 balles. Il apprécie les musiques traditionnelles de différents pays mais plus particulièrement celles du Laos où il passe le plus clair de ses vacances, mais aussi celles du Béarn où il a vécu son enfance. Dans ses spectacles, on peut également l’entendre chanter des musiques laotiennes ou le voir danser en étant guidé par ces mêmes musiques. L’instrument qu’il utilise principalement est le khen. Le khen est un instrument à vent venant du Laos. C’est un instrument en bois, coupé en tige où l’on souffle. Mais Vincent utilise aussi des guitares du moyen-âge. Il a créé en tout 4 spectacles dont  » Chant de Balles « ,  » Girouette pour jardin « ,  » Jongle d’Oc « , ou encore  » Paï Saï « . Il a fait une école de cirque car à la base, il envisageait d’être clown. Cette école l’a aidé car elle lui permet aujourd’hui de savoir exécuter de nombreuses acrobaties. Il connaît aussi des danses pour rendre un hommage ou célébrer des funérailles. Chacun de ses mouvements et de ses sons à pour lui une signification bien précise. Vincent travaille dur et longtemps pour chaque spectacle, il a heureusement avec lui le soutien de sa femme avec qui il travaille. Il a souvent voyagé au Laos, sans ses enfants quand ils étaient petits et maintenant, il part de plus en plus avec eux pour des durées parfois longues. La dernière fois qu’il y est allé, il y est resté six mois. Il pratique aussi la chistera, c’est un jeu basque qui lui rappelle le Béarn de son enfance.

Lucie Huguet, Kevin Hollot, William Le Blevec, 2nd5. Lycée Talma

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